Description
L’eau 808 de Meyreuil dans sa version la plus vive.
Ce que le gaz apporte. Une eau fortement pétillante ne se boit pas comme une eau plate : elle occupe la bouche, elle nettoie, et elle change la façon dont on perçoit ce qu’on mange juste après. C’est pour cette raison qu’on la trouve à l’apéritif et sur les tables où l’on enchaîne des saveurs fortes.
Ses trois moments. À l’apéritif, seule ou avec une rondelle de citron, elle remplace une boisson sucrée sans donner l’impression de se priver. À table, elle tient tête aux plats relevés — une ratatouille, un plat de grillades, tout ce qui vient de cette région. Et en fin de repas, elle est celle qu’on redemande.
Le verre compte plus ici qu’ailleurs. Servez-la dans un verre étroit et haut plutôt que dans un verre large : la surface de contact avec l’air est plus petite, et l’effervescence tient plus longtemps. C’est le même principe qu’une flûte à champagne, pour la même raison.
La température. Plus fraîche que les deux autres — 8 à 10 degrés. Le froid retient le gaz ; une eau gazeuse tiède perd ses bulles en quelques minutes et devient plate au sens propre.
Ce que contient le carton. Six flacons de verre de 75 cl. La contenance a ici une justification propre : une eau fortement gazeuse se finit le jour où on l’ouvre, sans quoi elle n’est plus ce qu’on a payé. Un format plus grand serait un mauvais service.
Une remarque sur l’ouverture. Une eau fortement gazeuse est sous pression et pétille dès le premier tour de bouchon. Ouvrez-la en deux temps : un quart de tour, deux secondes d’attente, puis le reste. Vous perdrez beaucoup moins de gaz qu’en ouvrant d’un coup, et rien ne débordera si la bouteille a été déplacée juste avant.
Et pour la garder entamée. Refermez dès que vous avez servi, et rangez la bouteille debout au frais. Couchée, la surface de contact entre l’eau et le gaz est plus grande, et l’effervescence s’échappe plus vite. C’est un réflexe de caviste que personne n’applique aux eaux.
La composition, telle que la donne le producteur.
| mg/L | mg/L | ||
|---|---|---|---|
| Bicarbonates | 270 | Sodium | 16,9 |
| Calcium | 48,2 | Sulfates | 13,9 |
| Magnésium | 41,4 | Silice | 11,4 |
| Chlorures | 9,3 | Potassium | 3 |
| Fluorures | 0,1 | Nitrates | 0 |
Résidu sec à 180 °C : 244,8 mg/L — pH : 7,6.
Aucun nitrate, aucun pesticide, aucun PFAS. Le producteur l’explique par la nature du gisement : un aquifère artésien scellé, dont l’eau n’a aucun contact avec la surface.
Combien de gaz, exactement. Le producteur annonce 4 à 6 grammes par litre — contre 2 à 4 pour la version à fines bulles. C’est ce qui sépare une eau qui accompagne d’une eau qui s’impose, et c’est pourquoi les deux ne se remplacent pas.
Au-delà de 5 grammes, une eau devient franchement mordante ; en dessous de 4, elle s’assagit. Celle-ci occupe le haut de la fourchette, et c’est un choix.
Ce que le tableau ne dit pas et qui compte ici. Le gaz ne change pas la composition : les minéraux sont exactement les mêmes que dans la version plate. Vous buvez la même eau, sous une autre forme — ce qui n’est pas vrai de toutes les gammes, où la version gazeuse vient parfois d’une autre source.

