Sous la montagne Sainte-Victoire, l’eau met des millénaires à descendre. Elle traverse les strates calcaires, se charge en minéraux, et finit par se rassembler dans une nappe que rien n’atteint depuis la surface.
C’est à 808 mètres de profondeur que nous allons la chercher. Ce chiffre a donné son nom à l’eau, et il n’est pas décoratif : c’est cette profondeur qui explique tout le reste.
Une nappe profonde est une nappe protégée. Ni les cultures, ni les routes, ni les activités humaines de surface n’y parviennent. Cette eau ne contient ni nitrate ni PFAS — ces composés que l’on retrouve aujourd’hui dans une part croissante des eaux de surface et des nappes peu profondes.
Artésienne signifie que l’eau remonte seule, sous la pression de la nappe, sans qu’on ait besoin de la pomper. C’est une différence de nature, pas de degré : rien ne la force, rien ne la brasse, rien ne modifie sa composition entre la roche et la bouteille.
Une grande eau de table ne se remarque pas. Elle ne doit ni dominer un plat, ni laisser un arrière-goût, ni saturer le palais entre deux bouchées.
C’est ce que donne l’équilibre minéral de l’eau 808 : une eau qui accompagne le repas sans jamais le contrarier. C’est aussi pour cela qu’elle existe en trois versions — plate, fines bulles et pétillante — à la même pureté, pour s’accorder à ce qu’on sert.
L’eau est embouteillée au pied de la Sainte-Victoire, à Meyreuil, à quelques centaines de mètres du captage. Elle ne voyage pas avant d’être mise en bouteille.
Le verre n’est pas un choix d’esthétique : c’est le seul contenant qui ne cède rien à ce qu’il contient. Bouteille de 75 cl, bouchon doré, et une alvéole de calage pour le transport.